jeudi 27 novembre 2008

En Avent Toutes ...

« Qui plante pendant l’Avent
gagne une année de temps »

Tous les ans, c’est la même comptine : l’automne tire à sa fin, on intériorise autant, on germine bigrement et on laboure toujours. Les journées s’assombrissent de mal en pis, la lumière semble nous filer entre les doigts…et dire que l’arrivée des longues nuits hivernales approchent !
Pourtant, toute saison porte ses fruits, faut-il savoir les planter à Temps !
Pourquoi ? L’Avent représente bien cette période très particulière de l’année. Avent vient du latin "adventus" qui veut dire la venue, l'arrivée. Ce Temps d’Avent peut être un temps de préparation pour bien vivre l’approche des Fêtes de Noël
[1] ... et pour transformer les jours sombres en lumière ! Car non seulement, la lumière chasse l’obscurité, le froid et la nuit ... mais représentera au bout du bout la victoire finale sur la germination et le labourage de l’automne ! Un paradoxe, un contraste avec le raccourcissement des journées ... une période initiatique en quelque sorte vers la clarté et la luminosité qui vont s'intensifier tout au long de ces semaines et s'acheminer jusque la Fameuse Nuit du Feu de Dieu : Noël ... Alors, si c'est aux Avents qu'on a coutume de Planter, Plantons Avent ... qu'il ne soit trop tard !

[1] Noël fête la naissance du Christ Jésus dans la nuit du 24 décembre et sa Venue parmi les Hommes …

lundi 17 novembre 2008

Elisabeth se Fête ...


Elisabeth est un très ancien prénom biblique qui veut dire « Dieu est Promesse ». Dans le Nouveau Testament, c’est le nom de la mère de Jean-le-Baptiste : le prophète chargé d'annoncer la venue de Jésus-Christ. Prénom porteur de symbole, il traverse toutes les époques et se diffuse dans tous les pays chrétiens. Deux grandes Dames l’ont magistralement porté …

La première fut Reine d’Angleterre au 16ème siècle : Elisabeth 1er
[1]. Un pays qui installe des femmes sur le trône dans un monde dominé par les hommes à une époque importante de l’Histoire européenne. Proclamée reine en 1558 et ce durant plus de quarante ans, elle sut diriger le royaume, maîtriser le jeu du pouvoir, gouverner avec une intelligence fine et lucide, repousser l’envahisseur, défendre l’Ame de son pays … Femme d’esprit elle est, mais guerrière aussi : elle part sur le terrain en armes défendre l’honneur anglaise contre l’extérieur n’hésitant pas à sermonner son peuple : « C'est l'affrontement entre le monde de la liberté de conscience et celui de l'Inquisition. » dit-elle [2]. Et puis enfin, elle est femme, vivant à fleur de peau la naissance et le développement du sentiment amoureux découvrant la passion : c’est un autre combat avec elle-même qu’elle découvre. L’Amour étant interdit à une souveraine vouée corps et âme à son pays : elle découvre alors le sacrifice puis le don. Elle souhaitera comme inscription sur sa tombe : « Ici repose Elisabeth, qui vécut et mourut reine et vierge ». En offrant son Esprit à son pays, elle écrira l'une des plus belles et fastueuses pages de l’Histoire anglaise. On parlera de période élisabéthaine, pendant laquelle l'Angleterre s'élèvera au rang de grande puissance et posera les bases d'un empire maritime dominant le monde ...

Plus proche de nous, Elisabeth Kübler-Ross
[3] était un célèbre médecin psychiatre suisse, une pionnière et une spécialiste de l'approche des « soins palliatifs » pour les personnes en fin de vie et de l'accompagnement aux mourants. Elle consacrera sa vie à ce travail de recherche sur la mort, établira un Art de mourir (4] à travers des écrits et créera un établissement de soins aux Etats-Unis [5] : « La mort est la dernière étape de la croissance en cette vie. Il n’y a pas de mort finale. Seul le corps meurt. Le Soi ou l’Esprit, peu importe comme on l’appelle, est éternel » dit-elle. Elle fut la première à oser lever le tabou sur le délicat problème de la mort l’abordant comme une étape naturelle de la vie et un passage : des valeurs d’espérance et un sens de la vie novateur se heurtant bien évidemment à l’état d’esprit matérialiste prédominant et aux systèmes en place très loin de partager ses idées (car plus tournés vers la quête de la jeunesse et de la beauté extérieure, de la rentabilité, et surtout du contrôle et de la maîtrise permanente).

Ainsi, Elisabeth(s), ont sacrifié de leur Temps, de leur Amour, de leur Vie pour être inspiré, donner, guérir et manifester ... pionnières d’idées novatrices répondant à l’évolution du moment, elles ont répondu à leur Promesse … Il y en a eu beaucoup et il y en aura beaucoup d’autres …

[1] Fille du roi Henri VIII d'Angleterre et d'Anne Boleyn (1533-1603).
[2] Extrait d’un film mettant en image son Histoire : le premier « Elisabeth » sorti en 1998 racontait la difficile ascension de la jeune femme ; le second « Elisabeth, l’Age d’or » campe une Elisabeh au sommet de son Art d’Or … Elle refuse le pouvoir catholique étouffant de Rome qui souffle sur l’Europe représenté par le Roi d’Espagne, Philippe. Celui-ci armé d’une impressionnante flotte des mers, tentera de renverser la Reine. Mais en vain : l’Esprit d’Elisabeth vaincra …
[3] 1926-2004.
[4] Elle a établit les stades de la mort annoncée en 5 étapes : refus, colère, marchandage, dépression, acceptation.
[5] Voir son site internet : ekr.france.fr.

vendredi 14 novembre 2008

Faut-il raser les murs ?



Ainsi, nous l’avons vu : à l’Ere de l’ouverture par les moyens de communication ultramoderne (internet, téléphonie mobile, transport …) et de la mondialisation favorisant l’interdépendance entre toutes les activités humaines, l’être humain s’emmure et par le fait même, reste accrocher au passé …
Et pourtant, signe et paradoxe des Temps : que peuvent bien faire les murs, barrières et ses milliers de kilomètres face aux éléments naturels (ouragans, inondations, tempêtes …) qui eux, ne prennent pas vraiment le temps de se confiner répondant tout naturellement à l’évolution du temps ! Surfer sur la vague se présenterait-il comme l'ultime bouée de sauvetage prompte à bousculer nos mentalités et à répondre aux inévitables changements des sociétés humaines ?
La Terre en a vu d’autres, me répondrez-vous, mais pour nous, Humains ? Devrons-nous nous déplacer avec nos murs sur le dos pour répliquer au choc de l’évolution climatique ?

Puissions-nous, non pas trop piquer du nez sous l'eau, mais prendre au contraire un peu de hauteur afin de voir les choses autrement. Vision d’un Japonais au pied du mur en 1948 … après avoir pris, non pas une vague mais deux coups de tonnerre
[1]

« La défaite a eu pour conséquence de faire s’écrouler le mur qui séparait l’esprit japonais du monde extérieur. Pour la première fois, le peuple japonais a pu voir le monde tel qu’il est » Iyama Ikuo, Japon’s Future Course - 1948.

[1] Bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki en août 1945 à l'initiative américaine.

dimanche 9 novembre 2008

Les murs murent le monde ...


Un mur est une structure solide qui s’élève verticalement et qui s’étire sur une certaine longueur. Il sépare ou délimite deux espaces.
Des murs et des barrières, il en existe depuis très longtemps : à la base, effet de protection et de défense offrant un espace de sécurité contre l’extérieur ; Au final, effet de restriction de la libre circulation des personnes et des idées, de la différence et de l’évolution vitale … Ainsi, depuis très longtemps, presque toutes les parties du monde, l’Est, l’Ouest, le Nord, le Sud ont pris l’habitude, de s’isoler, de s’enfermer, de se replier, de s’emmurer derrière des barrières : de pierres, de béton, de grille, de barbelés, même de sable
[1]Dans le passé, on avait peur des invasions extérieures [2]. Dans le présent, on a peur de l’évolution naturelle de l’Homme : les pays riches des pays sous-développés, de la religion et des différences ethniques, de la politique et des idéologies [3]Bref, quand on ne peut plus se faire la guerre et que la diplomatie se braque, on mure … Réflexe naturel et/ou incapacité de l’Etre Humain inapte à s’ouvrir à l’autre car trop ignorant de lui-même?

L’histoire du mur de Berlin reste emblématique. Souvenons-nous : une ville qui rassemblait à elle-seule les secousses de deux courants idéologiques à l’opposé l’un de l’autre
[4], se verra couper par un mur de seulement 43 kms. Surnommé « mur de la honte » ou « rempart de protection anti-impérialisme », ce mur fut l’empreinte d’une division et la marque de la pire des dualités : empêcher les Hommes d’aller plus loin dans le reniement et la destruction d’eux-mêmes. C’est le symbole d’une division extrême du monde et de la déchirure de l’Europe mais aussi symbole de l’évolution de la planète : il s’écroulera aussi vite qu’il n’a été construit entraînant dans sa chute la fin de l’idéologie communiste. Alors, le 9 novembre 1989 à minuit, l’Est et l’Ouest pouvaient commencer à se regarder … enfin presque ! Qu’en (et quand ) sera-t-il entre le Nord et le Sud ?

Signe et paradoxe du monde dans lequel nous vivons tout simplement : les murs ne sont que des obstacles qu’il nous faut tout naturellement surmonter …

A suivre …

[1] L’enjeu : le désert du Sahara occidental défendu par le Maroc contre l’indépendance de cette région africaine.
[2] La Grande muraille de chine longue de 6700 kms édifiée à partir du 3ème siècle avant JC et le mur d’Hadrien long de 117 km séparant l’Angleterre et l’Ecosse, est l’œuvre des Romains au 2ème siècle de notre Ere …
[3] Principalement entre le Nord et le Sud : entre l’Afrique et l’Europe (le Maroc et l’Espagne), entre l’Amérique du Sud et l’Amérique du Nord (le Mexique et les Etats-Unis, un mur 1130 kms), le Mur de Belfast en Irlande, les deux Corées … Et puis, le Moyen et le Proche Orient : mur de 730 kms séparant Israël et la Cisjordanie, barrière entre l’Inde et le Pakistan, entre Israël et la Palestine qui se « murent de larmes et de lamentations » ...
[4] Le capitalisme et le communisme. Le mur a été construit dans la nuit du 12 au 13 août 1961 et détruit 28 ans plus tard, le 9 novembre 1989.

mardi 4 novembre 2008

Il était une fois le Nouveau Monde ...

En ce jour où l'Amérique s'éclate ...
Souvenirs, douceur et paroles poétiques d’un indien d’Amérique
prononcées à la fin de sa vie vers 1890 (1)

«
Qu’est-ce que la Vie ?
C’est l’éclat d’une luciole dans la nuit,
C’est le souffle d’un bison en hiver,
C’est la petite ombre qui court dans l’herbe
Et se perd au coucher du soleil ».

(1) Crowfoot, Chef de la tribu blackfeet ou Pieds-Noirs vers 1830.
Les Amérindiens ou indiens d’Amériques étaient les premiers occupants du continent américain. Mais peuple qui fut condamné par l’arrivée de l’homme blanc …
** Pour plus de détails, consulter la brêve du 11septembre 2001.

samedi 1 novembre 2008

Tous Saints ? ...


«Quand d’Octobre vient la fin, Toussaint est au matin»

Afin de tousser le plus sainement possible … Souvenons-nous de l’origine latine du mois de Novembre. Celui-ci veut dire "novem" qui signifie neuf, nouveauté. De même, qu’à cette époque lointaine et latine, l’année commençait alors en Mars, ce qui plaçait notre mois de Novembre en neuvième position

Alors remercions Jules de son prénom et César de son nom, d’offrir un regard romain et neuf à notre calendrier grégorien actuel et usuel (1) ... Dorénavant, nous avons bien la preuve par neuf : Novembre peut être le mois du flambant neuf, du renouveau, de l’innovation, de la métamorphose ... Ou presque !!

(1) calendrier en place depuis 1582 établi par le Pape Grégoire XIII (Quand la Terre captait le Ciel cinq sur cinq !!). Il remplaçait le calendrier romain réformé en calendrier julien établi en 46 av JC sous Jules César ... et pour rattraper un retard de dix jours sur le Soleil !

over-blog.com